Mitsubishi, forteresse assiégée ?
Et si c’était l’heure ? L’enchaînement ininterrompu des victoires conquises sur le Dakar depuis 2001 a donné
l’habitude de classer dans le rang des imbattables les pilotes Mitsubishi au moment d’oser un pronostic.
Chacun sait pourtant qu’en sport, l’éternité n’existe pas : l’année 2008 pourrait signifier la fin de la série pour le
constructeur japonais, qui voit les concurrents se rapprocher année après année.
La liste des atouts que présente la marque aux diamants a toujours de quoi impressionner les rivaux. La « Dream Team» alignée par Dominique Serieys, avec Roma, Masuoka, Alphand et Peterhansel,
cumule à la fois expérience, performance et esprit de sacrifice si besoin. Le Pajero MPR 13, à peine modifié cette saison, a fourni lors des dernières éditions toutes les garanties de fiabilité que
l’on peut attendre d’un véhicule à un tel niveau. Et après 25 ans de présence sur l’épreuve, la structure mise en place est de loin la plus rôdée du plateau.
Qui pourrait donc troubler la sérénité de « Peter » et des siens dans la défense de son titre ? La menace la plus
évidente et la plus sérieuse vient de Volkswagen, qui a accompli une partie du chemin qui doit amener le premier 4x4 diesel à s’imposer sur le Dakar. Le dernier tronçon à couvrir a été confié à
Carlos Sainz et Giniel De Villiers, les deux leaders de l’équipe allemande, qui ont failli en 2007 mais ont tout de même fait vaciller les favoris. Pour la première fois depuis 1999, Mitsubishi
était mené à la journée de repos, et n’a remporté aucune étape sur l’épreuve. Le rallyman espagnol a même bouclé la course avec six victoires de plus à sa collection, alors que le Sud-Africain
semblait confortablement installé au sommet avant d’être trahi par la mécanique.
C’est en plein coeur de la Mauritanie que les deux Race Touareg de pointe ont « craqué » l’année dernière. Les progrès effectués durant la saison en termes de fiabilité leur permettront-ils
d’atteindre Dakar en vainqueurs ? Pour y parvenir, il faudra allier performance et régularité.
Si les « Bleus » de Volkswagen sont les challengers les plus visibles, la confrontation ne se limite pas à un duel
nippo-germanique. Jean-Louis Schlesser, qui a de nouveau goûté à la saveur du podium final en 2007 après avoir
remporté deux spéciales, ne fera aucun compromis dans sa stratégie d’attaque à outrance. Les pilotes du Team BMW X-Raid comptent eux-aussi jouer les trouble-fêtes dans cette bataille au sommet. En
guise d’avertissement, Nasser Al Attiyah a devancé la crème de la crème sur les quatre premières étapes du rallye de Dubaï ! Là encore, le Qatari peut endosser un rôle de prétendant au titre à
condition de ménager la mécanique de son X3. Enfin, l’imprévisible Robby Gordon, au volant de son Hummer, compte bien s’inviter au bal des vainqueurs...
Communiqué de presse ASO